Angélique Barbérat
Robert Lafon
Quatrième de couverture:
Une tache rouge sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Pour survivre, Kyle se jette à coeur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe de rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur.
Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. À dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais, jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée, « Parce que tu m’appartiens… »
Comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais la même.
J'en pense quoi?
Angélique Barbérat aborde dans ce roman un sujet délicat: les violences conjugales.
Pour moi, l'auteur a su retranscrire avec brio ce qu'une femme peut ressentir lorsqu'elle est battue, soumise à son mari. Le lecteur arrive à imaginer l'angoisse, la crainte, la peur qui envahit Coryn lorsqu'elle entend le véhicule de son mari se garer devant la maison, cet instant où le cœur semble s'arrêter, où le souffle se coupe... On en arrive à avoir peur pour elle, à ressentir cette tension nerveuse. Pour arriver à transmettre un tel réalisme à travers un roman, je pense qu'il faut avoir un indéniable talent d'écrivain!
Malheureusement, le récit m'a déçu lorsqu'il a perdu de son réalisme en devenant un peu trop mélodramatique. Je pense qu'en tension dramatique, le sujet des femmes battues avec, en premier lieu la mort de la mère de Kyle et ensuite l'histoire du mariage de Coryn était suffisant. Ajouter à cela un amour impossible, une maladie incurable et l'histoire prend un tournant un peu trop tragique.
Citation:
"Car la jeune fille adorait lire. Toutes ces histoires qui la traversaient l'empêchaient de penser à sa propre vie. A tous ces jours qui se ressemblaient et qui seraient indéfiniment identiques."
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