Joanna Smith Rakoff
Albin Michel
Quatrième de couverture:
Joanna, fraîchement sortie de la fac, est miraculeusement embauchée dans une agence littéraire sur Madison Avenue à New York. L agence a pignon sur rue, mais son salaire est dérisoire.
Elle découvre bientôt que la tâche la plus délicate et la plus importante de son travail consiste à répondre par une lettre-type aux innombrables lettres de fans adressées à un certain Jerry, un des clients prestigieux. Un homme sourd qui vit en reclus et parle fort, dont chaque appel déclenche à l agence une véritable tornade. Un homme qui est en fait le grand écrivain américain Salinger...
Malgré les risques qu elle prend en répondant personnellement à certains fans dont les lettres l émeuvent et la poussent à s intéresser à l oeuvre de Salinger, elle parvient petit à petit à progresser dans ce monde littéraire qui la fascine, à comprendre qui elle est et ce qu elle veut de son existence professionnelle mais aussi amoureuse...
J'en pense quoi?
Tout d'abord, ce livre n'est pas un roman mais un récit. Il retrace la première expérience professionnelle de l'auteur elle-même, au sein d'une agence littéraire à New-York, dans les années 9, lorsqu'elle termine ses études de lettres.
Le début du livre m'a vaguement fait penser au "Diable s'habille en Prada", dans le sens où Joanna jeune diplômée trouve un premier emploi au sein d'une agence littéraire à New York qui représente notamment le célèbre Salinger. Mais elle aspire à bien plus, à savoir, devenir elle-même écrivain. Tout comme l'héroïne du "Diable s'habille en Prada" qui rêve de devenir journaliste et qui entre comme simple assistante dans un magazine de mode célèbre mais bien loin de ses aspirations!
Le début du livre m'a vaguement fait penser au "Diable s'habille en Prada", dans le sens où Joanna jeune diplômée trouve un premier emploi au sein d'une agence littéraire à New York qui représente notamment le célèbre Salinger. Mais elle aspire à bien plus, à savoir, devenir elle-même écrivain. Tout comme l'héroïne du "Diable s'habille en Prada" qui rêve de devenir journaliste et qui entre comme simple assistante dans un magazine de mode célèbre mais bien loin de ses aspirations!
Si le début m'a emballée, j'ai trouvé que ça manquait quand même de matière sur la longueur. On a vite fait le tour du sujet: son boulot qui consiste à taper des réponses types aux admirateurs de Salinger, des échanges téléphoniques, somme toute assez bref avec Mr Salinger en personne, (enfin sa voix) et une vie de couple plutôt monotone avec un écrivain raté dans un appartement miteux...
Et voilà LE problème, selon moi, c'est que justement on en reste plus ou moins là...certes, il y a un semblant de dénouement sur les toutes dernières pages mais ce n'est pas suffisant à mon goût. Avec le recul j'ai cette impression assez désagréable que Salinger n'a été qu'un outil, un prétexte, un faire-valoir pour la communication de ce livre et çà, ça me dérange!
Et voilà LE problème, selon moi, c'est que justement on en reste plus ou moins là...certes, il y a un semblant de dénouement sur les toutes dernières pages mais ce n'est pas suffisant à mon goût. Avec le recul j'ai cette impression assez désagréable que Salinger n'a été qu'un outil, un prétexte, un faire-valoir pour la communication de ce livre et çà, ça me dérange!
L'avantage, pour moi de ce livre fut de m'amener à combler une lacune en me conduisant à lire Salinger et notamment son livre le plus connu à savoir "L'attrape coeur".
Citation:
"Il s'entourait de bouffons -les êtres brisés, les ratés ou les demi-ratés, les malheureux et les désorientés- pour pouvoir être leur roi. Ce qui, évidemment, ne faisait de lui que le roi des bouffons.
Mais qu'est-ce que cela faisait de moi?"
L'attrape cœur
J.D Salinger
Quatrième de couverture:
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.
J'en pense quoi?
J'entends d'ici les cris indignés mais franchement, j'ai trouvé cette lecture fastidieuse.
Tout d'abord, le style est assez particulier, c'est un style parlé avec un vocabulaire parfois familier. Certes, Salinger retranscrit très bien, je pense, la manière dont s'exprime un garçon de 16 ans à l'époque, mais pour moi c'était pénible à lire.
Ensuite, les pensées, le ressenti, le quotidien de cet adolescent en fugue m'a vite lassé. Il est en décrochage scolaire, rien ne l’intéresse, tout le monde à l'air de l'agacer, il boit, il fume, semble ne pas avoir de véritables amis, il est mal dans sa peau, déprimé sans vraiment savoir pourquoi; bref il est perdu, et n'arrive pas à trouver sa place dans ce monde. Le sujet intéresse peut-être davantage lorsque le lecteur a le même âge que le narrateur, ainsi, peut-être le fait d'avoir passé le cap des boutons, des premiers amours et du déchaînement d'hormones, font que l'on peut passer à côté de ce livre et y trouver plus d'ennui que d'intérêt.
Citations:
"Stradler il faisait toujours ça. Il voulait qu'on se figure qu'il était nul en dissert' pour la seule et unique raison qu'il mettait pas les virgules au bon endroit."
"J'arrive pas toujours à prier quand j'en ai envie. D'abord je suis en quelque sorte un athée. J'aime bien Jésus et tout mais je suis pas très intéressé par tout le reste qu'on trouve dans la Bible. Par exemple, prenez les Disciples. Ils m'énervent, si vous voulez savoir. Après la mort de Jésus ils se sont bien conduits mais pendant qu'il vivait ils lui ont été à peu près aussi utiles qu'un cataplasme sur une jambe de bois. Ils ont pas cessé de le laisser tomber. Dans la Bible, j'aime presque tout le monde mieux que les Disciples."
"Si vous voulez savoir,j'aime pas beaucoup le théâtre. C'est pas aussi dégueulasse que le cinéma mais y a vraiment pas de quoi s'extasier."
"On a un peu flirté dans le taxi qui nous emmenait au théâtre. D'abord elle voulait pas bicause elle avait du rouge à lèvres et tout, mais je faisais ça vraiment au séducteur et elle avait pas le choix. Deux fois, quand le taxi a dû s'arrêter brusquement bicause la circulation je suis presque tombé de mon siège. Ces salopards de chauffeurs de taxi ils regardent jamais où ils vont, je vous jure."
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire